Haïti - la perle des Antilles

Haïti – la perle des Antilles

Histoire

  • Découverte par Christophe Colomb, lors de son premier voyage vers le Nouveau Monde, le 4 décembre 1492.
  • L’île de Ayiti, c’est-à-dire « Terre de Hautes Montagnes » était peuplé par les Taïnos ou Arawaks, peuple pacifique et semi-sédentaire dont la population a été estimé à plusieurs centaines de milliers de personnes.
  • Après avoir vaincu les autochtones, les espagnols les soumirent aux travaux forcés dans les mines d’or de l’île qu'ils avaient nommé Hispaniola.
  • En moins de 25 ans, les populations indiennes furent décimées par l’esclavage et les maladies.
  • Alors, dès 1503, le gouverneur de l’île fait venir des hommes et des femmes de l’Afrique de l’Ouest pour les remplacer. Ces esclaves ne peuvent emporter que leur croyance religieuse, le Vaudou, encore actuellement très présent dans la société haïtienne.
  • Au cours des siècles, l’Espagne et la France se partagèrent l’ile ; la France colonisa la partie Ouest, l’actuel Haïti.
  • La colonie de Saint-Domingue devient la plus riche des Antilles grâce à ces exportations de sucre et de café. La main d’œuvre nécessaire fut fournie par la traite négrière.
  • A la veille de la révolution française, la colonie comptait 500 000 esclaves noirs pour 32 000 colons blancs et 28 000 gens de couleur libres (affranchis).
  • En 1792, c’est le début de l’insurrection des esclaves dans le Nord du pays sous la conduite de chefs tels que Toussaint Louverture, Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion. Cette guerre aboutit, en 1804, à l’indépendance d’Haïti.
  • La première république noire est née.
  • La France reconnait sa souveraineté en échange d’une indemnité de 150 million franc/or.
  • Cette dette ne fut pas sans conséquence sur le développement de la jeune république.
  • Entre coups d’état, dictatures sanglantes, conflits entre noirs et mulâtres, interventions étrangères, le pays ne trouva pas la stabilité propice à son développement.

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Côté pile

L’état est faible, si ce n’est absent et « l’élite du pays » ignore ce que peut signifier l’ « intérêt national » et le « bien public ».

Haïti en quelques chiffres :

  • Détermination des différents seuils:
  • Alimentaire : 2300 cal/j le coût du panier est basé sur les habitudes alimentaires
  • Non-alimentaire : la consommation par personne est équivalente de plus ou moins 10% au coût du seuil alimentaire
  • Le seuil national est égal à la somme du seuil alimentaire et du seuil non-alimentaire.

Haïti

Vingt pour cent seulement des Haïtiens ont un emploi salarié stable, 59% survivent avec moins de 2,30 CHF par jour, et 24% avec seulement 1.15 CHF ou moins par jour. La pauvreté absolue affecte 40% des enfants, et 70% d’entre eux connaissent au moins une forme de privation.

Côté face

Quelques mots pour décrire le pays et le peuple haïtien : patience, découvertes, chaleur et soleil,  accueil, générosité, sourire, partage, volonté, curiosité, croyance, espoir de la jeunesse.

Bien que fortement déconseillé par le département fédéral des affaires étrangères, Haïti reste un pays des Caraïbes avec de magnifiques plages et paysages à découvrir.

Scolarisation (source UNICEF)

Environ 85% des enfants sont scolarisés au niveau primaire mais seulement 2% finiront le cycle secondaire.

Les écoles publiques scolarisent uniquement 20% des élèves ; le 80% restant est pris en charge par des écoles privées. Les coûts moyens des cours de $ 200 par année, ceci explique notamment l’abandon régulier après quelques années scolaires.

La qualité de l’enseignement peut être très variable d’une école à l’autre.